couv_SB"En 2001, la littérature chinoise féminine fait une entrée tapageuse sur le marché français. Shanghai Baby (Picquier) de Weihui et Les bonbons chinois (L'Olivier) de Mian Mian défraient les chroniques. Agées respectivement de 28 et 31 ans, ces deux auteures ont en commun un joli minois et une connaissance approfondie de l'underground shanghaien. Pour le reste, elles se détestent cordialement, l'une accusant l'autre de plagiat. Weihui met en scène Coco, une jeune femme tiraillée entre Tiantian, son amoureux chinois et impuissant, et Mark, son amant allemand et bien membré. Quant à Mian Mian, elle raconte la descente aux enfers de Xiao Hong, une adolescente qui, traumatisée par le suicide de sa meilleure amie, sombre dans la drogue. Les autorités chinoises censurent Shanghai Baby et, dans la foulée, Les bonbons chinois. De quoi susciter un véritable engouement pour les deux ouvrages qui s'arrachent comme des petits pains via Internet, et trouvent un accueil triomphal en Occident: une plongée «sex, drug and rock'n roll» dans l'empire du Milieu, via des ambassadrices de charme pour qui le marketing n'a pas de secret, ça vous affriole l'Occidental le plus blasé. Nos deux lolitas - rebaptisées en France «Miam Miam» et «Oui Oui!» - ont tout compris de nos pulsions de fashion victims. Leurs livres, pas mauvais dans le genre trash-mais-pas-trop, auraient pu être écrits par n'importe quelle nymphette européenne ou nord-américaine... Ô mondialisation, quand tu nous tiens! (...)

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Mon avis :

« Shanghai baby » est entré dans le cercle des livres que je voulais lire pour ma « culture générale » des auteurs de la « nouvelle génération » chinoise (au même titre que Wang Shuo, Xi Yang et Yin Luchuan, que je n’ai pas encore lus).

Une pulsion de curiosité plus que d’envie. J’avais dans l’idée de devoir lire un « hell » version chinoise, mais Weihui n’est pas Lolita Pille, c’est une toute petite fille qui devient femme et qui étale sa vie, ses amours, ses angoisses comme elle le ferait sur un blog ?

On ne peut pas parler de littérature, mais de narration, avec un talent qui est le sien… c’était mignon, pleins de clichés, je doute qu’il reste gravé longtemps dans ma mémoire cependant. Mission remplie cependant, ce fût « instructif ».