DEBRIDEE

Alcôve mêlant pêle-mêle mes goûts en matière de littérature, d'érotisme, ma vie actuelle en Chine, les artistes peintres chinois contemporains qui me touche, et j'en passes...

03 septembre 2007

Deserts

musique

Je l'écoute en boucle depuis son achat samedi dernier. Un achat-hasard comme on en fait parfois, surtout ici quand on ne comprends rien à ce qui est écrit sur la pochette, juste une impulsion, une envie de découverte. La plupart du temps, je me plante, mais au milieu des erreurs surgit de temps à autre une perle. Risque dérisoire à 20 yuans (2euros) qui vaut de l'or pour mes oreilles.

 

Jolie taïwanaise, berce-moi encore de ta voix d'or...


deserts

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11 avril 2007

OH !

Non mais dites moi qu'c'est pas vrai ! En faisant une recherche d'hôtel sur Paris (bah vi maintenant j'suis une touriste en ses propres terres), je lis les différentes descriptions, blabla, les différents services proposés, genre chambres non-fumeurs, service voiturier, wifi, animaux bienvenus, accès handicapés et que vois-je, un hôtel (*) précise : GAY BIENVENUE, là où on s'attend à trouver "animaux bienvenue"...c'est une faute de frappe, pas possible autrement....sont pas comme çà les gens...çà voudrait dire qu'ils sont pas les bienvenue ailleurs ?!

Parking (payant), Restaurant, Animaux Domestiques Admis,   Bar, Réception ouverte 24h/24, Journaux, Chambres Non-Fumeurs, Chambres/Équipements pour Mobilité Réduite , Ascenseur, Enregistrement & Règlement Rapides, Chambres Insonorisées,  Chauffage, Bagagerie,Gay Bienvenus, Buffet Petit-déjeuner    

(*) je précise que cet hôtel n'est pas situé dans le Marais, si çà devait changer quelque chose d'ailleurs...

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19 décembre 2006

Liberté de la presse ?


nombrilPresque quotidiennement, je lis plusieurs journaux français en ligne et j’en ai marre de voir mon espace d’information presse en ligne envahit à une vitesse effrayante par les annonceurs divers et variés.


Prenons LE MONDE par exemple : dès la page d’accueil, çà n’est pas la page d’accueil du MONDE qui vous accueille comme vous seriez en droit de l’attendre, mais un encart publicitaire d'une page entière (je n’ai rien contre la fille BOUCHERON qui y figure actuellement, mais il se trouve que je n’étais pas venue pour me renseigner sur le dernier parfum de cette honorable maison) Il vous faut cliquer tout en bas de l’écran pour pouvoir accéder directement au site du MONDE si vous ne souhaitez pas subir cette publicité…Une fois cette barrière passée, ne vous croyez pourtant pas installé tranquillement pour y lire les dépêches, car outre les espaces publicitaires prévus à cet effet, qui pour certains, prennent une place considérable sur la mise en page, sans parler de ceux qui clignotent (dieu merci, j’ai coupé le son !) et qui forcément attire votre œil et le déconcentre de sa lecture initiale (ils sont conçus pour çà en même temps), mêmes les outils -très utiles- vous permettant par exemple d’imprimer la page, de réduire ou d’augmenter la taille des caractères , sont sponsorisés !!! (C’est le cas sur LIBERATION également)

D’ailleurs, lorsque les pages du MONDE chargent, l’url mentionne « pubs.le monde.fr »….J’ai omis de préciser que mon navigateur bloque systématiquement les nombreuses fenêtres pop up qui tentent de pourrir un peu plus ma lecture…

Etonnantes également les associations plus ou moins douteuses, comme par exemple le FIGARO qui propose de localiser certaines régions ou villes mentionnées dans ses brèves grâce à Google Map..

De la pub dans les journaux, il y a en depuis belle lurette et c’est un outil essentiel à l’équilibre économique, des encarts publicitaires d’une page entière dans des journaux papier, il y en a régulièrement, mais autant tourner une page d’un journal papier pour passer à la suivante gène bien moins la lecture que l’apparition de fenêtres pop up à tout moment ou de publicité au clignotements agressifs ! En plus, dans mon kiosque à journaux à moi, je peux toujours les chercher…

A ce rythme là, on risque de lire des brèves du genre : « Le 18 août dernier [consulter le calendrier en ligne de quelledate.com], à Calcutta en Inde [retrouver Calcutta grâce à Google.map ], des milliers de fans déchaînés ont assisté au concert de la nouvelle icône « bollywodienne » TrucMushMashin, [acheter le dernier cd de TrucMushMashin avec UniversalMusic.com] pour son premier concert au Grand Stadium [la vidéo exclusive du concert avec ConcertsOnline.com ]. Ce rassemblement, mal encadré par les autorités, a provoqué la mort de 50 personnes et des centaines d’autres spectateurs ont dû être hospitalisés en raison de diverses contusions [contusions, ecchymoses ? Vite, Hansaspray.com ](…) »


Stop_Pub_copie

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24 septembre 2006

Le tabac, c'est tabou


nombril
U
ne chose m'énerve au plus haut point (parmi tant d'autres), mais c'est de celle-ci dont j'ai envie de parler aujourd'hui. Le débat pour ou contre la cigarette, tant il est révélateur de la pression sociale du "bien-pensant" opposé au pseudo esprit de rebellion, tant il est symptomatique de la dérive si aisée de piétiner la liberté d'autrui.


Les non-fumeurs, pour schématiser, représente la bonne morale (allez savoir pourquoi, la bonne morale est très souvent associée à l'idée absurde "un esprit sain dans un corps sain", je ne fais pas de mal à mon corps donc je respecte celui des autres).

Les fumeurs, toujours en schématisant, représente a contrario le désordre, la débauche, la non-retenue, le manque de contrôle (on fume parce que l'on est névrosé, addict, incapable de maitrise de soi), on pollue notre corps et notre entourage en lui faisant subir notre vice.

En tant que fumeur(se), je me considère comme un fumeur respectueux de mon entourage. Cà n'est aucunement lié à l'usage de la cigarette, mais à une attitude et un état d'esprit général. Je respecte mon entourage, dans ce domaine précis comme dans, je m'y attache, d'autres domaines.

smoke4Je ne viole pas les interdictions de fumer, je m'applique à ne pas cracher à la gueule de mes voisins ma fumée (sauf par choix délibéré, synonyme d'insulte ou de mépris sexuellement équivoque), je veille à éteindre correctement ma cigarette afin de ne pas enfumer l'air après mon départ, je vide mes cendriers très régulièrement, j'attends que les gens avec qui je partage un repas ait fini de manger pour allumer une cigarette (avec leur accord), je ne fume pas chez les autres sans autorisation (et même, en général, je vais systématiquement dehors, car la politesse de mes hôtes n'est pas forcément synonyme d'envie d'avoir une odeur de tabac froid chez eux alors même qu'ils sont non-fumeurs), je ne fume pas en présence de jeunes enfants ou de bébés, bref, je m'applique à ce que ma liberté individuelle de fumer n'empiète pas sur la liberté des autres.

Je ne suis pas la seule à agir ainsi. Chez les non-fumeurs comme chez les fumeurs, il y a des gens respectueux ou non.

Partant du principe que je respecte autrui, il me semble naturel d'attendre le même respect en retour. Je refuse d'être victime d'ostracisme parce que je suis fumeuse. Je n'ai pas honte d'être fumeuse.

Il est intéressant de noter à quel point l'image du fumeur a évolué ces dernières années.

smoke5Au début des années 50, lorsque la cigarette fabriquée industriellement a pris progressivement le pas sur la traditionnelle cigarette roulée main, pipes, cigares et cigarillos, fumer véhiculait une image positive, celle de l'homme affirmé, raffiné ou rebelle, socialement bien positionné. Quel film contemporain de ces années là ne mets pas en scène un homme fumeur ? Je  ne parles là que de l'image véhiculée par l'homme. La cigarette et la femme, autre sujet porteur de bien plus de clichés...Dans les années 50, fumer pour une femme est considéré comme vulgaire. Les femmes "bien comme il faut" ne fument pas, c'est un plaisir (ou une déviance) réservé à l'homme. Il est socialement valorisant de fumer pour un homme, il est socialement dégradant de fumer pour une femme. Les femmes qui fument alors sont très "connotées", ce sont des femmes aux moeurs légères, des femmes évoluant dans le milieu du spectacle, des prostituées, des marginales.

smoke1Vers le milieu des années 60, l'image de la femme qui fume évolue. L'odeur de souffre accompagnant cette image passe de la vulgarité à l'idée d'une femme plus liberée, sexy en diable. Une femme qui fume peut désormais être raffinée, sulfureuse évidemment. Libérée seulement en apparence, ces femmes-là sont de jolies poupées, destinées à mettre en valeur le héros, le vrai, l'homme. Il n'y a qu'à se rappeller les James Bond girls...

Dans les années 70, les féministes s'emparent de ce symbole, pour l'utiliser en tant qu'affirmation de l'émancipation féminine. Je suis une femme, je choisis de fumer comme un homme, et je vous emmerde...viendra la génération des Sagan et autres fumeuses invétérées, totalement à l'inverse de l'image de la femme qui fume "sexy"

smoke3Depuis l'avènement, dans les années 80, de la culture du corps et de la santé, régimes végétariens, bio, fitness en masse, l'image positive est désormais véhiculée par un corps en bonne santé, tonique. Vous imaginez Véronique et Davina clope au bec ?!

Moi qui suis née à la fin des années 70, on m'a rabaché que des  "héros" comme Yul Brunner ou Teddy Savalas, ces grands hommes, avaient succombé à leur vice, la cigarette...Moi qui ne pouvait départir Lucky Lucke de Jolly Jumper et de sa sempiternelle clope au coin de la bouche, voilà qu'ils me collent un brin d'herbe à la place...

FUMER, C'EST MAL,  je vois cela partout, dans les centres de santé pour enfants, à l'infirmerie de mon collège...

Adulte maintenant, l'ostracisme envers les fumeurs ne cesse de s'amplifier. Je me rappelle, lorsque je vivais près du Canada il y a peu, le ridicule d'une situation...A Terre-Neuve, il est interdit de fumer dans les lieux publics, c'est à dire aussi bien les bâtiments publics que les restaurants, les bars, les discothèques, etc. Installée à une terrasse, j'allume une cigarette. Une serveuse vient aimablement me dire qu'il est interdit de fumer, même en terrasse...J'éteins donc ma cigarette, plutôt surprise que cette interdiction s'étende à un lieu à l'air libre. Mes voisins avaient trouvé une stratégie pour contrer cela : les fumeurs se plaçaient de l'autre côté de la barrière délimitant la terrasse pour poursuivre leur discussion avec leurs amis tout en fumant leur cigarette...résultat : les uns étaient assis, les autres debout de l'autre côté de la barrière, et la fumée elle, se répandait tout autant d'un côté comme de l'autre...mais le "no trespassing" était respecté...ABSURDE.

Au Canada encore, cette interdiction avait parfois du bon...on voyait des groupes se former sur les trottoirs (ce qui génait largement la circulation), les fumeurs sortant (même par - 30°) pour s'en griller une et sympathisant entre eux...nouveau moyen de rencontre ? une interdiction qui entraine une nouvelle forme de sociabilisation ?

Mon coup de gueule ne vise pas à faire l'apologie du tabac, ni à nier les effets graves du tabagisme sur la santé. A l'heure actuelle, il est ridicule de penser que les gens ne sont pas informés et que d'aucuns ignorent les méfaits du tabac. Le discours tendant à arguer de la protection des mineurs pour décourager les adultes de donner le mauvais exemple est obsolète...la cigarette fait l'effet d'une boutade lorsque vous savez ce qui circule dans les cours de récréation...Nier certes non, baisser les bras en ce qui concerne un problème de santé public pas plus, mais respecter la liberté indiduelle de chacun et ôter ses oeillères moralisatrices, il serait temps...

La tendance actuelle à la culpabilisation des fumeurs m'apparait comme un comportement inique. Il me semble que l'adage populaire selon lequel "la liberté de chacun s'arrête là où commence celle d'autrui" est largement piétiné et instrumentalisé dans ce domaine précis. Vouloir protéger les autres à l'insu de leur plein gré me hérisse...Commando anti avortements et commando anti-tabac, même combat, même dangers de dérive, l'intolérance au service de la morale.  Qui es tu, toi, pour te permettre de me juger ?!


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25 août 2006

J'ai une tendresse particulière


"J’ai une tendresse particulière pour ces filles qui n’ont pas d’manières,
Les hospitalières, les dociles, vous les appelez les filles faciles
Celles qui n’font pas tout un débat ni pour leur haut ni pour leur bas,
Celles qui marchandent pas leur corps ni pour des mots ni pour de l’or
Qui disent OK pour les enfers contre un peu d’paradis sur terre
Des p’tits moments piqués en fraude, comme un automne en pays chaud
Pleins du goût des baisers volés, toujours un p’tit peu plus sucrés"


microphoneIl me vient cette chanson en tête (J.J Goldmann), refrain favori de mon adolescence, mais j’aurais pu tout aussi bien chanter « la fille aux yeux menthe à l’eau »…

Quoi de plus normal que d’évoquer en musique une fille de bar, une fille de scène, une diva d’un soir, de celles que l’on croise dans chaque lounge d’hôtel de luxe, qui use sa voix et ses espoirs face à des fauteuils vides parfois, occupés souvent par des âmes tout aussi esseulées, prêtes à rien, revenues de tout.

Les filles de bar, de clubs, chanteuses en devenir à l’avenir incertain, dont les voix hantent les halls sombres, enfumés, austères, luxueux, froids, ces amies d’un soir dont les trilles suaves vous font vibrer là où vous avez choisit qu’elle le fasse -émois faciles, quasi programmés et effaçables à volonté - ces filles-là me touchent, je me sens l’âme de ces privés américains qui échouent chaque nuit dans un club de jazz improbable, pour retrouver la compagnie de whisky on the rock et la fille, là, dans sa robe rouge, ou bien bleue ou lamée, dont vous avez décidé qu’elle vous comprends, vous, votre vide intérieur et cette fucking life, affinités surjouées pour jeu de séduction, elle sera dans votre lit ce soir, peut-être, soigneusement rangée dans la case « one shot », mais en vrai, vous aimeriez tellement qu’elle soit encore là demain matin.

Cette fille-là pourtant, émerge de la foule de ses sœurs. Sa caricature a des ébauches plus saillantes, sa superficialité masque sa profondeur, sa voix m’enchante, j’en suis curieuse.

"Grande Madame", je te souhaites le meilleur.


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21 août 2006

The Eleven Girl


nombrilLorsqu'elle m'ouvre, une vague de fraicheur douce et parfumée envahit mes narines. J'entre à sa suite, et à peine ais-je fais quelques pas à l'intérieur, que déjà, elle pivote pour refermer  sur nous la porte de son antre. Elle me tend la main, je lui remets ce qu'elle attend. Elle la dépose avec soin près d'elle, puis tire doucement sur la lanière qui retient ma veste. Je ris car elle lui résiste, j'ai dû trop la serrer dans un accès de pudeur...Je tire d'un coup sec et ma veste s'ouvre, dévoilant mes seins, mes épaules, mon ventre.


Allongée sur le ventre, je la vois devant moi, près à me frôler. Ses mains descendent, de ma nuque à mes reins, doucement, puis fermement, doucement, puis fermement, doucement, puis fermement, une cadence qui aiguillonne tous mes sens, ma peau roule, rougit, frémit, j'oblige mon bassin à ne pas se cambrer instinctivement à chaque passage de ses doigts.

Lorsqu'elle est sur moi, qu'elle me chevauche, mes pensées galopent, j'ai beau tenter de les raisonner, cette intimité, ce toucher, c'est inévitable. J'aime la façon dont elle me touche, elle me fait mal parfois pour mieux me caresser l'instant d'après, la douleur précède toujours le plaisir, la douleur devient appel du plaisir, je ne connais que trop bien cette alchimie complexe et indissociable.

A quoi songes-t'elle ? Je me plais à penser que parfois, elle prends du plaisir, elle aussi. Lorsque l'on choisit de faire courir ses mains chaque jour sur des milliers de peaux, aiment t'on cela ? J'aimerais, tout doucement, la déshabiller, l'allonger sur ce lit, lui chuchoter à l'oreille "détends-toi, plus rien n'existe en ce moment que mes mains sur ton corps", faire glisser ces perles d'huile parfumée dont elle m'enduit sur chaque parcelle de son corps et la remercier, vraiment, du fond de mes doigts moins adroits mais si experts, de tout le plaisir qu'elle fait naître en moi à chaque fois.

Lorsque je lui demandes son prénom, son sourire est gêné, ses yeux amicaux, elle me désigne un badge épinglé à sa veste et me dit : "I'm the eleven girl".

massage

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28 juillet 2006

Cette nuit...

nombril...J'ai fait un rêve. Je le poignardais. Pas dans le dos, lâchement, non, je l'ai poignardé doucement mais fermement, presque gentillement, dans le ventre, juste là où la chair devient tendre, sous la cage thoracique. Aucun remords ne m'a saisie après ce crime. Pire (ou mieux ?) encore, j'ai assumé ce crime le plus naturellement du monde, il fallait que je le tue, c'était chose faite, restait maintenant à se débarasser du corps, tout bonnement.

Dieu merci, Freud et Jung m'ont assuré que cette apparente pulsion homicide n'était en réalité qu'une pulsion sexuelle...le contraire m'eût étonnée. Le poignard symbolisant le phallus et le fait de s'en servir équivalent à la pénétration, j'ai tout simplement sodomisé l'un de mes meilleurs amis cette nuit... Ceci étant, j'ai une notion assez inquiétante de la morphologie masculine pendant mon sommeil...il eût été plus malin de le poignarder par derrière !

poignard

16 juin 2006

Morticia ou une leçon de vie

nombril
C'est ainsi qu'on l'appelait, entre nous, en riant à moitié sous cape, comme les gamines que nous étions encore, avec une sorte de dédain qui ressemblait plus à une peur stupide : celle que l'on éprouve bien humainement face à quelqu'un que l'on ne peut appréhender, que l'on ne sait pas saisir, qui nous échappe. Cette peur-là engendre le pire : le mépris, le rejet, la persécution, la torture... Mais nous n'en étions pas là tout de même ...non, c'était une gentille stupidité.

Ce matin, en fumant ma première cigarette, accroupie à la chinoise dans l'arrière-cour, les bambous n'ont fait que frôler mon attention et soudainement,  je l'ai comprise. J'avais bien quelques pièces de puzzle que je tentais maladroitement d'assembler depuis toutes ces années mais il m'en manquait trop pour avoir une vision d'ensemble.

Après tant d'années, j'ai enfin acquis l'expérience et la sagesse qui en découle pour "savoir la saisir, commencer à l'appréhender".  Maintenant que je me trouves dans une situation presque similaire à la sienne (qui l'eût cru !), c'est évident, mêmes questionnements qui me paraissaient à l'époque si irréels...

Morticia je peux vous le dire solennellement aujourd'hui : "Je vous ai comprise".

Morticia

* Morticia était le surnom doux donné à la femme de mon ex-employeur, en raison de sa ressemblance physique avec ledit personnage mais surtout à cause de son apparence froideur...son mari avait un petit côté Gomez également, on avait même trouvé le rôle du valet, c'est dire ;-)

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06 juin 2006

Tel le Phénix...

nombrilQuel beau jour pour renaître, trois fois six font six cent soixante six, je n'ai jamais sû compter, je n'aime pas beaucoup cela, faire ses comptes, rendre des comptes, compter les points... Point de calculs en ces lieux, juste du temps qui passe, laissant parfois des traces.

PHENIX

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